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J’ai rêvé de toits 13 novembre 2017

Posté par pauvrenissart dans : Économie écologie , ajouter un commentaire

Je crois que c’est Roland Castro qui a déclaré qu’à part quelques facéties du Bauhaus, les années trente ont conduit les architectes à une immense perte de savoirs accumulés depuis des millénaires. Le legs architectural des trente qu’on dit glorieuses, mais que j’estime calamiteuses, ce sont tous ces immeubles à angles droits et à toits plats. Aucun ornement, aucune fantaisie, aucun art ! Faites un tour sur Google Earth et vous verrez l’importance de ces espaces « morts » dont l’unique intérêt a été de permettre de gagner un étage au moment de la construction. Que faire ?
Ben, c’est si simple que cela ressemble à un rêve : reconstituer sur le toit le terrain tel qu’il était avant toute construction. Dans le cas de Nice, il y avait des quartiers d’agrumes, des quartiers de potagers, des quartiers horticoles et même des cultures d’ananas sous serre enterrée (Alphonse Karr).
Imaginons donc des Toits gourmands qui auraient, entre autres, l’avantage de « climatiser » les derniers étages, de ralentir les écoulements de pluie lors des orages, de composter sur place les déchets organiques des résidents et constitueront à terme des îlots de fraicheur dans les rues. L’ensoleillement exceptionnel des toits permet d’envisager, pourvu qu’on apporte suffisamment d’eau et de matière organique, des rendements exceptionnels. Tous les toits n’ont pas la résistance de supporter des bacs d’agrumes, mais la spiruline pousse dans quelques centimètres d’eau. Les légumes lianes (genre courge Longue de Nice, chayotte, kiwi, voire certaines variétés de tomates) sont capables de couvrir un toit en quelques saisons en ne réclamant que peu de terre.
La production n’a pas de souci de traçabilité, ni de proximité, elle sera probablement en grande partie achetée par les résidents, le surplus se vendra très aisément et à bon prix.

Le vrai péché originel

Posté par pauvrenissart dans : Économie écologie,Philo , ajouter un commentaire

Enfant, je n’ai jamais bien compris ce qu’était le péché originel. Ne vivant pas dans un coin à pêchers ou à pommiers et ayant toujours joué avec les orvets, les limaces et les crapauds, je pensais qu’Eve avait eu peur d’un asticot. Quelles merdouillettes, ces filles ! De là à commettre un péché, originel en plus, j’étais perplexe ! Cela n’a pas ôté la foi que je n’avais jamais eue (je m’étais déjà fait avoir avec Papa Noël).

Ce n’est que bien plus tard que j’ai eu le péché originel en plein écran (Génèse 1.26), je cite :  »Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre… »

Au fond, ce n’est que péché d’orgueil (se croire à l’image d’un dieu… Dieu serait-il donc un mammifère ?) et d’ignorance de sa propre fragilité face à la vie. À force de vouloir tout dominer, l’humanité va s’effondrer comme des dominos !

Il faudrait quand même s’éloigner de ce texte mortifère qui se prétend « Sacré » pour se consacrer à des péchés plus originaux, voire simplement à cultiver ses pêchers en respectant tous les êtres vivants du jardin.

Terre des femmes

Posté par pauvrenissart dans : Économie écologie,Féminisme , ajouter un commentaire

Pollutions, surpopulation, hyperconsommation, disparition des espèces et des espaces sauvages. Ces drames contemporains pourraient n’être que de mauvais souvenirs pour une humanité enfin libérée.

Cela va vous paraître un gag, mais pour sauver la terre, il faut donner plus de droits à la mère : le droit à la polyandrie ! Certes, la polyandrie sexuelle, alliée à la monogamie sociale, est très présente dans nos sociétés de cocus, mais je parle ici de polyandrie sociale. Celle-ci est courante dans le règne animal : crapauds, insectes sociaux, mammifères tels que le chimpanzé, le  lynx roux, l’ours polaire, le lièvre et le phoque gris. Parmi l’espèce humaine, elle était pratiquée à Sparte, aux îles Canaries, en Amazonie chez le Zo’és, au Paraguay par les Indiens Gayakis. Jules César disait qu’elle était présente en Bretagne (sacrée Falbala !). Elle est encore fréquente au Tibet et en Inde.

Imaginons que la polyandrie soit légale et limitée à trois maris qui se consacrent à leur tâches essentielles d’amant, de travailleur, d’éducateur, de cuisinier, etc. Bien entendu, la femme aurait pleine disposition de son corps et n’enfanterait que lorsqu’elle le désire. La cellule familiale évoluerait au gré des naissances et des nouveaux maris = chute de la natalité.

Les mâles, libérés de leur imposition de séduire à tout prix, vont mettre au musée leurs grosses bagnoles, leurs Rolex et leurs boxers Calvin Klein ; ils seront moins cons et prétentieux, et infiniment moins polluants…

PS qui n’a rien à voir ou presque ; j’ai lu cette semaine qu’un Français émettait autant de CO2 que cent Maliens. Qu’en est-il d’un Américain ou d’un Monégasque ?

 

L’État, c’est nous !

Posté par pauvrenissart dans : Économie écologie , ajouter un commentaire

On parle beaucoup de la dette publique, mais jamais de la dette privée (celle des entreprises et des particuliers), savez-vous qu’elle représente plus de 140 % du PIB et que certains groupes privés doivent plus de 50 milliards d’euros ? Soit des dizaines d’années de chiffre d’affaires. C’est normal, le système capitaliste fonctionne sur le crédit, lorsque l’on achète une habitation, cela représente plusieurs années de revenus de l’emprunteur, et alors ?

L’Etat Français dispose d’une fortune inestimable répartie aux quatre coins de la planète sur des territoires qui lui appartiennent dont la valeur ne fait qu’augmenter avec le temps. Emprunter n’est donc pas un crime s’il s’agit d’investir. Mettre de l’argent dans les énergies renouvelables n’est pas une dette, mais un investissement nécessaire pour que la France devienne une nation indépendante sur le plan énergétique (et ne me parlez pas de nucléaire « indépendant » ou « non polluant », car l’uranium est importé depuis les pays les plus pauvres du monde (le Niger par exemple) à un prix dérisoire !

Par contre, le secteur privé est largement subventionné par l’Etat. Pourtant, quand une société en faillite laisse des terrains définitivement pollués, le Tribunal de Commerce ne sanctionne pas « c’est la loi du marché et de la concurrence » et les dettes sont effacées d’un trait de plume. Même si la société délocalise dans des pays qui font du dumping social ou alimente les paradis fiscaux.

Au lieu de taper sur la dette de l’Etat, les « zéconomistes » collectivisent les pertes des entreprises et privatisent leurs bénéfices… C’est ça le Libéralisme ? Être « liberal » dans un pays anglo-saxon, c’est avoir l’esprit ouvert et attentif à la liberté de chacun. En France c’est « tout dans ma poche et rien à l’Etat ».

Or, je vous le rappelle, l’État, c’est Nous !

Croissance et progrès

Posté par pauvrenissart dans : Économie écologie , ajouter un commentaire

Souvent confondues, croissance et progrès se distinguent facilement : la croissance se chiffre et le progrès se vit !

La croissance a apporté beaucoup de progrès, du réfrigérateur au smartphone en passant par l’imagerie médicale, mais elle n’est pas la condition sine qua non du progrès. La croissance engendre des pollutions mortelles, des guerres là où se trouvent les richesses et les ressources, des milliards de personnes traités moins bien que des esclaves.

Le secteur privé est orienté sur le très court terme : toujours des chiffres, toujours plus inatteignables. Ils ne cherchent pas le progrès (travailler en bonne harmonie en payant correctement leurs employés), mais la croissance du chiffre. Les opérateurs privés sont tellement cons qu’aucun Carrefour ou hangar n’est couvert de panneaux solaires. Cela fait quinze ans que produire de l’énergie solaire est rentable, ils sont passés à côté de milliards de profits car les capteurs nécessitent un minimum de maintenance. Quels cons ces patrons payés des fortunes pour regarder le monde à travers les oeillères de la trésorerie immédiate !

Depuis que nous avons saisi qu’un monde fini ne peut endurer une croissance infinie, seul le progrès importe, et le progrès c’est : la paix partout ; la science ; l’art ; de la nourriture saine pour tous ; un toit pour chacun, la liberté, le partage…

Le souci avec ces principes humanistes, c’est qu’ils ne se chiffrent pas, ils se vivent !
Pour réfléchir sereinement, il faudrait que l’homme désapprenne à compter…

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