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Vous souvenez-vous de ce vent fou ? Nice 14 juillet 2016 13 novembre 2017

Posté par pauvrenissart dans : Coups de gueule,Cuisine niçoise,Philo , trackback

Le vent était fou, il venait d’est, en bourrasques. Il n’avait pas rafraichi l’atmosphère qui restait moite, pégueuse d’air salin. Les tuteurs des tomates se sont affaissés tandis que l’immense Washingtonia se prenait des pluies de coups, comme le clodo dans Orange mécanique.
Je ne sais pas où vous étiez ? si vous avez ressenti que ces conditions climatiques étaient totalement surréalistes en plein été à Nice ? Le bruit du feu d’artifices se propageait au gré du vent. Je n’ai jamais aimé cet artefact de la guerre qui pue la poudre à canons, mais tout ce qui est festif me réjouit. Qu’ils s’amusent, même si la Révolution et sa réaction Bonapartiste ont causé directement des millions de cadavres, comme le chantent les Garçons-Bouchers « C’est la fête, c’est la joie ! ».

Après le bouquet final, les aléas du vent nous ont clairement fait entendre les tirs… « Tiens, ils jouent les prolongations ? » ai-je plaisanté avec un brin d’inquiétude. Dix minutes plus tard, il ne m’a fallu qu’un instant pour saisir, et accepter, l’ampleur du drame. Notre fille Sarah, était réfugiée a Lenval et avait assisté aux premiers meurtres.
En allant la chercher, j’ai été confronté à la beauté humaine, ceux qui s’étaient improvisés « gardiens » étaient d’un calme olympien : vigilants, attentifs, hospitaliers… Par derrière, toute une chaîne de compétences se mettait en place face à la tragédie. Le vent s’était totalement calmé, laissant place au plus terrible des silences.

Le lendemain, les goélands m’ont réveillé, ils n’en avaient rien à foutre de nos vies éphémères, des bourdons bedonnants s’empastissaient de pollen de courgettes. Nous ne sommes que  poussières d’étoiles, ils le savent mieux que nous !

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